Le leader mondial des réseaux sociaux ne tolère plus depuis mercredi 17 février, l’apparition sur sa plateforme des contenus médiatiques venant d’Australie. C’est le dernier épisode du bras de fer engagé par l’État australien contre les Gafam dont Facebook et Google notamment, pour la rémunération des articles de presse repris sur leur plateforme.

Il n’est plus possible d’accéder à des contenus de presse via Facebook en Australie, aussi bien concernant les médias locaux qu’internationaux. Mark Zuckerberg a décidé de bloquer le partage d’articles par sa plateforme dans le pays, mercredi. À travers cette décision pour le moins extrême, le patron de la firme californienne espère faire plier l’État australien relativement à l’épineuse question de la rémunération des médias traditionnels par les géants du web.

Ces derniers sont en effet de plus en plus pressés par plusieurs pays à s’engager sur la problématique du droit d’auteur au sujet des contenus médiatiques relayés par leur plateforme. C’est ainsi que depuis quelques semaines, un projet de loi débat au parlement australien des modalités de paiement des médias traditionnels par Facebook et Google notamment. Le texte introduit par le gouvernement prévoit de contraindre les deux géants du net à payer, après accord avec chaque média, pour le partage sur leur différente plateforme de contenus de presse. Faute d’accord, l’Etat aura recours à un arbitrage pour trancher.

Les Gafam craignent un effet boule de neige

S’il est voté, le projet de loi auquel Google et Facebook se sont dans un premier temps opposés devrait faire considérablement évoluer les revenus des éditeurs de presse, en pleine morosité à cause de la crise du coronavirus, entre autres. C’est le moteur de recherche qui avait d’abord brandi la menace de représailles contre Canberra en cas d’aboutissement du projet. Mais il a fini par céder, scellant récemment un accord dont le montant n’a pas été divulgué avec un groupe de médias parmi lesquels figurent des titres australiens.

A contrario, Facebook qui juge les revenus tirés du partage des contenus de presse sur sa plateforme à l’avantage des éditeurs de presse, a lui décidé de dégainer contre l’Australie. Au grand dam de l’opinion publique nationale et de la classe politique scandalisée dans son ensemble contre une telle mesure. D’autant plus que le blocage des contenus d’informations dans le pays affecte plusieurs services d’intérêt public.

Toutefois, le gouvernement a promis d’aller jusqu’au bout en faisant adopter le projet de loi polémique. Facebook lui, n’entend pas céder. Au risque de voir d’autres pays entreprendre des initiatives similaires. Le Royaume-Uni et le Canada entre autres, réfléchissent d’ores et déjà à cela.

 

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