Découvert dans les années 1970 par des scientifiques américains, l’hydrogène naturel commence à convaincre de l’utilité de son exploitation. Petroma Inc, la société du milliardaire malien Aliou Diallo, fait figure de pionnière en ce domaine. Cette entreprise a été la première à produire de l’électricité « verte » à partir de la nouvelle source d’énergie, encore auréolée de mystères.

Depuis plusieurs années, l’hydrogène est produit en usine pour plusieurs besoins. Il sert à la fabrication de l’ammoniac, au raffinage du pétrole, au traitement thermique des métaux, à la confection du verre, etc. Cet hydrogène industriel est obtenu grâce à diverses méthodes (électrolyse par exemple) et à partir des énergies fossiles. Ce qui pose un problème du point de vue environnemental.

Une source d’énergie renouvelable et non polluante

Dans les années 80, une découverte va changer la situation, celle de l’hydrogène naturel. Une très vaste région, courant de Moscou au Kazakhstan, s’avère riche en structures géologiques circulaires d’où s’échappent d’importants flux d’hydrogène naturel. Au Mali, des prospecteurs d’eau ont découvert par hasard un important champ contenant 98% d’hydrogène. Dans les années 2000, alors que la communauté scientifique était encore sceptique sur l’utilité de l’hydrogène naturel, Petroma Inc, la compagnie du milliardaire malien Aliou Diallo, va se lancer dans l’exploration de ce gaz à Bourakebougou au Mali. D’importantes réserves d’hydrogène naturel ont été identifiées et confirmées par d’éminents chercheurs tels que Alain Prinzhofer, professeur affilié à l’Institut de physique du globe de Paris et à l’université de Paris VII, directeur scientifique de GEO4U. Les forages ont permis d’établir une cartographie précise du sous-sol du village de Bourakebougou. Au moins 22 puits positifs ont été mis au jour. Cinq réservoirs superposés et peu profonds (de 100 à 1.700m) s’étendent sur 20 kilomètres de large.

En 2011, Petroma Inc inaugure une installation pilote à Bourakebougou. Elle fournit à ce village, ainsi qu’au village voisin, de l’électricité propre à partir de l’hydrogène naturel. L’exploitation ne rejetant aucun gaz à effet de serre et ne produisant que de l’eau ! Aussi, le coût de production de ce gaz est bien moindre que sa fabrication par les énergies fossiles, et a fortiori encore bien plus faible que le coût de l’électrolyse. De nombreux indices scientifiques et techniques indiquent en outre que l’hydrogène naturel est une source d’énergie renouvelable (donc inépuisable).

« Si l’on arrive à exploiter cet hydrogène, le problème d’électricité au Mali sera oublié »

C’est tout naturellement que l’hydrogène a été intégré à la transition énergétique avec l’éolien et le solaire. Au Mali, l’exploitation de l’hydrogène naturel va permettre au pays de réduire dans un premier temps ses besoins en électricité. C’est pourquoi, le gouvernement de Bamako suit de très près ce qui se passe à Bourakebougou. Il y a même dépêché la Ministre des Mines Lelenta Hawa Baba Ba pour constater la révolution énergétique amorcée par Aliou Diallo. « Si l’on arrive à exploiter cet hydrogène de Bourakébougou, le problème d’électricité au Mali sera oublié, a assuré le PDG de Petroma Inc. Le potentiel en hydrogène existe réellement et nous allons tout mettre en œuvre pour le bien-être de nos populations ».

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