Aliou Diallo, PDG de Hydroma SA (groupe Petroma Inc.) et de Wassoul’or, est l’un des plus gros hommes d’affaires maliens. Il s’est récemment distingué au travers d’une initiative extrêmement prometteuse pour l’avenir énergétique du Mali, puisqu’il est à l’origine de la première exploitation d’hydrogène naturel au monde. Son exploitation pilote, située à Bourakébougou, est déjà opérationnelle. Des chercheurs ont d’ailleurs révélé que le site industriel était potentiellement au centre de la transition énergétique du continent.

Aliou Diallo et l’hydrogène naturel : une prise de risque payante

L’homme d’affaires malien, contre vents et marées, a cru au potentiel de l’hydrogène naturel. Après avoir découvert par hasard un gisement en 1987 lors d’un forage d’eau, le puit avait alors été rebouché. Il a fallu attendre que Hydroma SA, la société spécialisée dans l’extraction et l’exploitation de cette nouvelle ressource naturelle, dispose du permis adéquat pour entamer des travaux de recherche géologique, géophysique et sismique. Les études réalisées sur le gaz émanant du gisement ont révélé une composition de 98% d’hydrogène et de 2% de méthane.

Un gaz relativement pur, un gisement profond et des ressources en grande quantité : les conditions sont réunies pour qu’Aliou Diallo lance son exploitation. En 2012, Hydroma SA lance une exploitation pilote, le premier site industriel qui exploite de l’hydrogène naturel dans le monde. L’entreprise est un succès, et la centrale, au stade d’expérimentation, alimente le village de Bourakébougou en électricité. Permettant ainsi d’éclairer la place du village, une centaine d’habitants, et les lieux de culte. De quoi convertir les derniers sceptiques.

Une énergie propre pour une transition énergétique globale

L’énergie qui est produite est « responsable ». C’est-à-dire qu’elle ne rejette aucune émission de CO2 et est entièrement renouvelable. Alain Prinzhofer a d’ailleurs écrit un article sur le site de Bourakébougou, publié dans la revue International Journal of Hydrogen Energy. Le professeur  explique que le bassin possède « les caractéristiques géologiques et géochimiques uniques d’un système d’hydrogène actif ». Cela signifie que l’hydrogène naturel se forme en continu.

Le projet en est encore au stade de développement, mais les ambitions d’Aliou Diallo sont bien claires : il souhaite lancer l’industrialisation de l’hydrogène dans les prochaines années au Mali. Cette ressource pourra aussi bien servir de carburant pour les moyens de transports comme à l’alimentation en électricité des structures publiques, posant ainsi les bases d’une transition énergétique globalisée.

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