Le dernier-né de la gamme d’ordinateurs portables d’Apple arrive avec une innovation à laquelle peu de gens croyaient encore de la part de l’entreprise : un écran tactile. Mais cette machine ne se résume évidemment pas à cela.

« Nous y avons réfléchi il y a des années. Nous avons effectué énormément de tests auprès des utilisateurs, et il s’avère que ça ne fonctionne pas ! Les surfaces tactiles ne sont pas faites pour être verticales ! Ça donne de très belles démonstrations, mais au bout d’un moment, la fatigue commence à se faire sentir. Et à la longue, vous avez l’impression que votre bras va tomber. Ça ne fonctionne pas. Sur le plan ergonomique, c’est terrible. »

Seize ans après cette déclaration de Steve Jobs rejetant l’idée d’un ordinateur Apple à écran tactile, la marque californienne en a pourtant présenté un, baptisé MacBook Pro ProLED XDR. Une sorte de retour vers le passé qui n’a échappé à aucun observateur.

C’est également l’une des refontes les plus importantes du MacBook Pro depuis l’arrivée de la puce M1 en 2020. Il dispose d’un écran OLED, une première, là encore, pour un Mac. De quoi promettre des images plus saisissantes, notamment pour des éléments très lumineux sur un fond sombre.

Un tactile plutôt gadget ?

Le modèle de 14 pouces pèse désormais environ 1,36 kg, contre 1,59 kg auparavant. Quant au 16 pouces, il perd presque 450 grammes. Cela fait une vraie différence quand on le prend en main et qu’on le transporte presque tous les jours.

Le haut de l’écran accueille désormais la Dynamic Island en lieu et place de l’encoche. Mais celle-ci n’embarque qu’une webcam et un capteur de luminosité ambiante. Autrement dit, il n’y a toujours pas de Face ID.

Si la dalle, disponible en finition brillante classique et en finition mate avec nano-texture, est particulièrement réussie, tel n’est pas le cas — encore ? — de la fonction tactile. Celle-ci peut ainsi bien souvent se révéler peu utile pour les tâches du quotidien.

Numerama décrit, pour sa part, un système plutôt gadget, qui montre ses limites lors du défilement d’une liste ou lorsqu’il s’agit d’attraper des onglets.

Un positionnement tarifaire qui pique

« Certes, Apple a fait des efforts assez intéressants. Par exemple, les boutons pour fermer les fenêtres s’agrandissent quand on les touche. Les listes, quand on les touche au doigt, sont plus larges que lorsqu’on clique avec le trackpad. Mais, dans les faits, le tactile reste un petit peu anecdotique », assure le journaliste du média français.

Steve Jobs avait donc peut-être bien raison à l’époque. Pour le reste, ce MacBook Pro reprend en grande partie ce à quoi nous sommes habitués. Même design, mêmes ports, même clavier, même autonomie. Mêmes puces M5 Pro et M5 Max, et même lecteur d’empreintes Touch ID dans le coin du clavier.

Le logo Apple lumineux est de retour au dos de l’écran. Et il est toujours aussi emblématique. Lorsqu’il est éteint, il conserve cet aspect métallique et réfléchissant. Petite particularité : son intensité lumineuse suit celle de l’écran. Pas sûr, cependant, que ce soit un argument d’achat convaincant pour une machine à presque 3 000 dollars la pièce.

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