Le célèbre jeu vidéo édité par Activision Blizzard dont Microsoft est désormais propriétaire devrait continuer à figurer sur la console de Sony. Mais pour combien de temps ?  

L’inquiétude a dû s’emparer des fans et autres millions de gamers de la PlayStation, mardi 18 janvier, à l’annonce de l’acquisition par Microsoft d’Activision Blizzard contre l’énorme coût de 68,7 milliards de dollars. Car cela signifiait la disparition prochaine de Call of Duty, jeu vidéo développé par la firme nouvellement rachetée et distribué via la console de Sony. Mais il n’en est rien. Du moins pas pour l’instant, à en croire le responsable de la branche dédiée aux jeux chez Microsoft.

Phil Spencer a ainsi indiqué, jeudi 20 janvier sur Twitter, que le géant des logiciels allait garder Call of Duty sur PlayStation. « J’ai confirmé aux dirigeants de Sony cette semaine notre intention d’honorer tous leurs accords existants avec Activision« , a notamment tweeté le chef d’entreprise, ajoutant que « Sony est un acteur important de l’industrie des jeux en ligne« .

Poids important

Il n’aurait pu mieux dire au regard du poids de l’entreprise japonaise dans ce secteur. Le groupe de Tokyo est en effet le deuxième plus important au monde en termes de chiffres d’affaires, derrière le mastodonte chinois Tencent. Une prégnance dans le secteur du jeu vidéo due en grande partie à son indémodable PlayStation qui bénéficie des franchises les plus prisées du domaine, tels que Ratchet and Clank : Rift Apart ou encore Spider-Man édités par Sony. Mais aussi Candy Crush et Call of Duty entre autres, chasse gardée d’Activision.

La perte des droits d’exploitation de ces derniers jeux, au nombre de plusieurs autres développés par la société californienne, pourrait de fait se révéler donc être un coup important pour Sony. Même si le groupe financier Citi estime à 260 millions de dollars « seulement » au maximum, le manque à gagner d’un retrait des franchises d’Activision de la PlayStation. Une somme bien dérisoire comparée aux huit milliards de dollars de bénéfice d’exploitation révélé par Sony pour les 12 derniers mois, jusqu’à septembre 2021.

Droit d’exclusivité inévitable ?

Heureusement, les amoureux de la PlayStation peuvent se rassurer avec les propos de Phil Spencer. Au moins jusqu’en 2023, échéance de la prise de contrôle officielle d’Activision par Microsoft. Car de nombreux observateurs restent sceptiques sur le maintien à long terme de Call of Duty et autres sur la console de Sony, alors que Microsoft en a aussi la sienne. La Xbox en l’occurrence.

À moins que l’objectif derrière le rachat de l’éditeur dépasse le cadre des jeux vidéo.

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