YouTube, Facebook, Apple ou encore Google ont tous essuyé ces dernières semaines, la colère de Moscou. Une nouvelle illustration de la volonté des autorités russes à régenter le fonctionnement de ces plateformes sur leur territoire.

L’éternelle rivalité géopolitique entre la Russie, l’Europe et les États-Unis semblent aussi se dérouler sur le terrain de la tech. Les principales figures mondiales de ce secteur pour la plupart américaines, sont dans le collimateur de Moscou qui n’entend rien lâcher.

Le dernier épisode de cette tension remonte à cette semaine, au mardi 28 septembre plus précisément. YouTube accusant la branche allemande du média russe RT de désinformation sur le Coronavirus suspend la chaîne de sa plateforme vidéo. Ce qui a le don de faire sortir de ses gonds, Roskomnadzor, l’autorité russe de régulation des télécommunications. Cette dernière indique dès le lendemain à Google, propriétaire de YouTube, de revenir sur sa décision au risque de subir un blocage conformément à la législation russe en la matière.

Jeudi 30 septembre, c’est au tour de Facebook d’être menacé par les officiels Russes pour son refus de supprimer de sa plateforme du contenu jugé illégal par Moscou. Un tel refus d’obtempérer pourrait valoir au groupe de Mark Zuckerberg, l’équivalent de 5% à 10% de son chiffre d’affaires en Russie comme amende, selon les pouvoirs publics. Sachant que Facebook dispose annuellement d’un chiffre d’affaires de 165 millions de dollars dans le pays selon les données du quotidien local Vedomosti, l’ardoise pourrait s’avérer lourde.

La manière forte

Une telle sanction serait dans la lignée de celles infligées au réseau californien ces derniers mois. Tant Moscou multiplie les offensives contre les Gafa dans le but d’asseoir sa souveraineté, peu importe les règles d’utilisation de ces entreprises, qui il est vrai, tendent à devenir de plus en plus puissantes.

Dans tous les cas, seul l’agenda du Kremlin compte pour les pouvoirs publics russes. Et toutes les méthodes sont utilisées pour pousser au silence toute voix dissidente sur les réseaux sociaux, quitte à pousser l’intimidation à l’extrême. À l’image de ce qui s’est récemment passé avec Apple et Google. Las de la pression constante de Moscou, les deux géants du web ont dû supprimer de leur magasin d’applications le 17 septembre dans la foulée des législatives, l’application dédiée au scrutin par les proches de l’opposant Alexei Navalny actuellement en prison. Les autorités russes avaient en effet menacé de poursuivre individuellement chaque employé de ces plateformes présent à Moscou.

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