Une interface de l'appli Zoom montrant une visioconférence.

 

Zoom a atteint 200 millions d’utilisateurs quotidiens durant le mois de mars 2020. Une progression record pour cette application de visioconférence qui n’en comptait que 10 millions en décembre 2019. Un succès écorché par de nombreuses critiques sur les problèmes techniques.

Dans un billet de blog publié le 1er avril 2020, le fondateur de Zoom, Eric S.Yuan, a annoncé que l’application de visioconférence a atteint les 200 millions d’utilisateurs quotidiens en mars 2020. Une progression record puisque cette application de visioconférence, lancée en 2013, ne comptait que 10 millions de participants à des « réunions quotidiennes gratuites ou payantes » en décembre 2019.

Pas besoin de s’inscrire pour utiliser Zoom

Cette explosion du nombre d’utilisateurs est due au confinement, mesure nécessaire pour endiguer la pandémie de Covid-19. Ce confinement a permis le développement du télétravail et des cours en ligne dans de nombreux pays. Plusieurs entreprises l’ont ainsi adopté pour leurs visioconférences. Tout comme plus de 90 000 écoles dans 20 pays (à partir de la maternelle parfois) utilisent le service pour des cours à distance depuis la fermeture des classes. Ce succès de Zoom réside aussi sans doute dans le fait que l’on n’a pas forcément besoin de s’inscrire pour pouvoir l’utiliser.

L’entreprise est l’une des rares en progression en bourse ces dernières semaines. Mais, si elle tient à sortir grandie de la crise sanitaire, l’application doit gommer ses défauts. Ces jours-ci, elle a fait face à de nombreuses affaires liées au manque de sécurité de son produit. Fuite de données, mensonge sur le chiffrement, vulnérabilité des machines…les gaffes s’enchainent. De plus, la startup est accusée de trop communiquer avec Facebook ou de contourner les règles des systèmes d’exploitation pour installer ses applications.

90 jours pour corriger ses défauts

Zoom a expliqué que les erreurs viennent du fait que le service s’adapte au grand public, puisqu’il n’intéressait que les professionnels. « Nous avons maintenant un ensemble beaucoup plus large d’utilisateurs qui utilisent notre produit d’une myriade de façons inattendues, nous présentant des défis que nous n’avions pas prévus lors de la conception de la plate-forme », a avoué Eric S.Yuan. Le fondateur de Zoom a promis que l’entreprise va corriger tous ses défauts dans les 90 prochains jours à venir.

Elle va notamment divulguer un « rapport de transparence » détaillant les informations liées aux requêtes de données, de dossiers ou de contenus. La startup a par ailleurs prévu un webinaire hebdomadaire le mercredi à 10h00 pour expliquer les prochaines mises à jour et la réalisation d’un « examen de compréhension » complet avec des experts indépendants et des utilisateurs représentatifs. En outre, Zoom s’engage à améliorer son programme de bug bounty et à mobiliser « toutes ses ressources techniques » pour renforcer sa sécurité.

Zoom traîné en justice aux Etats Unis

En attendant, l’entreprise devra répondre à la justice américaine. Au Massachusetts, deux classes ont été victimes de zoom bombing, pratique qui consiste à s’infiltrer dans les réunions pour y diffuser des contenus non appropriés. Le bureau du FBI à Boston a indiqué par exemple « avoir reçu plusieurs signalements de conférences perturbées par des images pornographiques ou haineuses ».

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