Une enseigne de Google

 

Dans le viseur du fisc de plusieurs pays, dont la France, Google se dit favorable à l’imposition d’un impôt mondial. Cette mesure permettrait au géant américain de la tech d’éviter la prolifération de taxes unilatérales onéreuses et de payer moins d’impôts dans son pays d’origine.

Les Gafa continuent de montrer de bonnes dispositions 

Après Facebook qui a proposé la régulation d’Internet, pour faire amende honorable, Google se déclare favorable à une taxation sur les services numériques au niveau mondial. Le géant américain de la tech se dit prêt à payer plus d’impôts à l’étranger pour en payer moins aux États-Unis. Dans un blog publié jeudi Karan Bhatia, un haut responsable de Google a indiqué que le mastodonte du numérique  était favorable à un impôt mondial sur les services numériques. Un moyen d’éviter la prolifération de taxes unilatérales onéreuses et de payer moins d’impôts dans son pays d’origine. « C’est le moment pour une taxe internationale » a-t-il écrit. Et de renchérir : « Nous soutenons le mouvement pour un nouveau dispositif international et global encadrant la façon dont sont taxées les multinationales.

Google veut être juste dans la distribution des dividendes

Si un nouveau vent souffle visiblement sur la Silicon Valley, elle fera également grand bien au fisc des pays où Google réalise l’essentiel de ses chiffres d’affaires. Il était temps d’équilibrer la taxation, pense Karan Bhatia. « L’impôt sur les sociétés est un moyen important pour les entreprises d’apporter leur contribution aux pays et aux communautés dans lesquels elles font des affaires, et nous aimerions voir un environnement fiscal que les gens considèrent raisonnable et approprié », a-t-il déclaré. Le taux d’imposition mondial de Google ressort à 23% en moyenne sur les dix dernières années, principalement aux Etats-Unis, soit en ligne avec les 23,7% des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

De son côté, la France, qui entend taxer convenablement les Gafa, en dépit de l’opposition des États-Unis, prépare le dispositif légal qui va avec. Sénateurs et députés sont d’ailleurs tombés d’accord sur un texte de loi commun, mercredi 26 juin. Pour l’Hexagone, il est plus que raisonnable que faire payer proprement les acteurs du numérique qui « créent de la valeur grâce aux internautes français ».

« Des pays pourraient imposer des taxes unilatérales discriminatoires »

Google fait observer en outre qu’il n’est pas le seul à payer plus d’impôts aux Etats Unis qu’à l’étranger. « Nous ne sommes pas les seuls à payer la majeure partie de notre impôt sur les sociétés dans notre pays d’origine », défend Karan Bhatia. Mais sans accord international en la matière, estime-t-il, « des pays pourraient imposer des taxes unilatérales discriminatoires à des entreprises étrangères dans différents secteurs ». « Nous observons déjà ce genre de problèmes dans des propositions qui ont été faites », poursuit le responsable de Google. Il relève que cette situation « élèverait de nouvelles barrières commerciales, ralentirait les investissements internationaux et nuirait à la croissance économique »

 

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