Travailleur s'en allant sur des marches

IBM utilise en ce moment une IA qui prédirait quand un employé est susceptible de démissionner. Le taux de réussite de cette IA serait de 95% à en croire l’entreprise. Cette solution permettrait surtout d’anticiper les volontés de départ ou d’orienter le travailleur à temps.

Prédire, anticiper, convaincre, orienter

IBM a annoncé l’exploitation en interne d’une intelligence artificielle qui prédit exactement, ou presque, quand ses employés sont susceptibles de démissionner. Le taux de réussite de cette IA serait de 95% à en croire Ginni Rometty, la PDG d’IBM. En marge d’une conférence sur les ressources humaines à New York, la dirigeante a laissé entendre que cette application est une aide précieuse pour anticiper les volontés de départs de ses collaborateurs, mais pas que. L’IA serait également capable de les orienter ou de les réorienter si besoin en était.

Face à la forte concurrence sur le marché des technologies, IBM ne voudrait en aucun cas laisser filer ses cerveaux. Consciente que « Le meilleur moment pour récupérer un employé, c’est avant son départ », la firme a déposé un brevet sur un « programme de calcul du départ prédictif » lié à Watson.

Cette IA prendrait en compte divers paramètres pour donner les prédictions de départs. Notons par exemple le salaire, l’expérience, l’âge de l’employé(e), l’ancienneté dans l’entreprise, la difficulté et la durée du trajet maison-bureau. Selon ces caractéristiques, un employé est susceptible de rester plus longtemps ou non au sein de l’entreprise.

Réduire les RH pour faire place à l’IA

Or jusqu’à présent, les directions des ressources humaines n’exploitent pas ces données dans la gestion du personnel. IBM a donc décidé de réduire son département des ressources humaines de 30%. Ceux qui restent devront se faire aider de l’IA car selon la PDG d’IDM « Les humains ont besoin de l’IA pour améliorer leur travail ». Si les hommes sont « subjectifs dans leurs évaluations », la machine elle est plus précise.

L’IA poussera les « compétences inutiles » vers la sortie

L’IA d’IBM ne sert pas seulement à anticiper les départs ou à donner des avis objectifs. Cet outil peut également aider les employés à identifier les domaines dans lesquels ils ont besoin de s’améliorer. A l’inverse, ceux qui n’ont aucune compétence utile sont priés de voir ailleurs. « Si vous possédez une compétence qui n’est pas nécessaire pour l’avenir, qui est abondante sur le marché et qui ne correspond pas à la stratégie visée par mon entreprise, vous ne pouvez pas rester à l’intérieur », a fait savoir Ginni Rometty. Voilà qui est très clair…

 

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