Le bracelet sans écran se présente comme un outil de suivi familial destiné aux personnes âgées, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Ses concepteurs ne sont autres que James Park et Eric Friedman, à l’origine de Fitbit, l’autre appareil de suivi de santé désormais détenu par Google.

Dans la gamme des outils destinés au suivi sanitaire, un nouveau venu fait son apparition : Luffu Link. Plus qu’un simple bracelet sans écran à la manière de Whoop, ce dispositif pensé pour les personnes âgées se rapproche davantage d’un bijou à porter au poignet.

Ainsi, les membres de la famille utilisent l’application dédiée sur leur téléphone pour rester en contact avec l’intéressé et suivre, en temps réel, des éléments le concernant, comme son activité, son sommeil, sa localisation ou encore sa fréquence cardiaque.

L’un des principaux arguments de Luffu Link tient à son système de journal vocal alimenté par l’intelligence artificielle, grâce auquel il est possible d’enregistrer des informations telles que les médicaments pris ou les repas consommés, entre autres.

Un instrument épuré pour faciliter l’utilisation

Il embarque même un bouton grâce auquel le porteur peut demander de l’aide à des contacts de confiance préalablement enregistrés. Une double pression sur ce même bouton permet d’informer la famille que tout va bien.

L’appareil dispose également d’un GPS et d’une connectivité LTE. De quoi rester connecté sans avoir besoin de transporter un téléphone en permanence. Selon Luffu, la batterie peut tenir jusqu’à cinq jours avec une seule recharge.

L’idée est de proposer un dispositif qu’une personne âgée peut simplement porter, sans devoir apprendre à utiliser une montre connectée telle que l’Apple Watch, par exemple, ou tout autre gadget du genre.

À l’origine de cet outil d’un nouveau genre figurent James Park et Eric Friedman, les deux hommes derrière la création de Fitbit, entreprise pionnière des objets connectés dédiés au suivi de la santé et de l’activité physique.

Le fruit d’expériences personnelles

Après la cession de cette dernière à Google, en 2021, contre la bagatelle de 2,1 milliards de dollars, les deux hommes ont lancé Luffu en février dernier. Une entreprise née de leurs expériences personnelles respectives.

« Mes parents vivent à Cleveland, tandis que je vis à San Francisco. Je dois donc gérer leurs soins à distance. J’apprenais souvent l’existence d’un problème de santé seulement après une consultation médicale importante, avec une vision incomplète de la situation, et je ne voulais pas devoir les appeler constamment pour avoir des nouvelles », explique Park, cité par Bloomberg.

Friedman estime que, dans la plupart des foyers, la santé n’est pas seulement l’affaire d’une seule personne. Cette situation oblige, selon lui, bien souvent les aidants à reléguer leur propre santé au bas de la liste des priorités.

« Le besoin est immense. Un adulte américain sur quatre joue le rôle d’aidant, que ce soit auprès de parents vieillissants ou d’enfants ayant des besoins de santé chroniques », ajoute-t-il. Vendu à 300 dollars, Luffu Link devrait être disponible à grande échelle dès l’année prochaine. Reste à savoir si son prix en vaut la peine.

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