Amazon Web Services (AWS) vient de lancer son premier data center Cloud en Afrique.

 

A la suite de son concourent Microsoft, Amazon Web Services (AWS) lance son premier data center Cloud en Afrique, précisément en Afrique du Sud. Ce service améliorera considérablement la qualité des infrastructures de serveurs de la région.

Un service avec trois zones de disponibilité

Après s’être fait doubler en 2019 par Microsoft sur le continent, Amazon Web Services (AWS) vient de lancer son premier data center Cloud en Afrique. Il se situe au Cap, à l’extrême Sud-Ouest du pays. AWS Africa possède trois zones de disponibilité dans la région, entièrement distinctes les unes des autres pour réduire le risque qu’un seul incident ait un impact sur l’ensemble du service cloud. Ces zones de disponibilité permettront aux clients de répartir leurs applications à travers l’infrastructure d’AWS et à des millions de personnes et entreprises de bénéficier d’une connectivité plus rapide et d’un accès aux technologies de nouvelle génération. Parmi ceux qui en ont profiteront le plus, figurent les entreprises de finances et surtout les plateformes de streaming. Jusqu’à présent, les joueurs de jeux vidéo en ligne étaient obligés de composer avec d’importants pics de latence.

« Nous avons une longue histoire en Afrique du Sud et nous nous efforçons de soutenir la croissance de la communauté technologique locale depuis plus de 15 ans », se réjouit  Peter DeSantis, vice-président de l’infrastructure globale d’AWS.

En effet, dès 2004, l’entreprise de Jeff Bezos créait un centre de développement au Cap et ouvrait déjà un bureau pour Amazon Web Services à Johannesburg en 2015. En 2018, le groupe déployait sa toute première infrastructure sur le continent africain, en lançant les sites Amazon CloudFront à Johannesburg et au Cap.

Les géants de la tech débarquent tous en Afrique

Mais, en 2019, le concurrent Cloud Microsoft Azure avait réussi le coup parfait en devenant le premier géant de la tech à lancer des data center en Afrique, précisément deux, au Cap et à Johannesburg. En novembre 2018, le géant chinois Huawei avait également annoncé son intention d’ouvrir un centre de données fin 2019 pour proposer ses propres services Cloud aux Sud-Africains ainsi qu’aux habitants des pays avoisinants. De son côté, Facebook a indiqué l’année dernière vouloir « encercler » l’Afrique avec un immense câble sous-marin de fibre optique afin de permettre à tous les habitants du continent de profiter d’une connexion Internet.

112 000 emplois d’ici fin 2022 grâce au Cloud

Avec tous ces projets, basés principalement au Cap et à Johannesburg, l’Afrique du Sud semble vouée à devenir un nouveau front de bataille dans la guerre du Cloud. La concurrence s’annonce donc féroce. Cette bataille bénéficiera à l’économie de la région. Selon une étude de l’International Data Corporation, l’adoption des services cloud dans les entreprises doit générer la création de 112 000 emplois d’ici fin 2022. Une belle opportunité à saisir pour l’Afrique.

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