Le président américain a nommé au sein du conseil scientifique de la Maison Blanche les PDG des plus grandes entreprises technologiques du monde, de Meta à Nvidia en passant par Oracle.

Depuis le 25 mars dernier, Donald Trump s’est doté d’un organe de réflexion consacré à l’intelligence artificielle, mais pas seulement. Baptisé President’s Council of Advisors on Science and Technology (PCAST), ou Conseil présidentiel des conseillers en science et technologie, ce groupe rassemble 15 membres, avec la possibilité d’en accueillir jusqu’à 24.

Parmi les premières personnalités nommées figurent Jensen Huang, PDG de Nvidia et figure clé de la révolution des puces IA ; Lisa Su, dirigeante d’AMD ; Mark Zuckerberg, fondateur de Meta ; et Michael Dell, créateur du groupe éponyme.

S’y ajoutent des lauréats du prix Nobel de physique ainsi que des experts de l’informatique quantique, de la fusion nucléaire et des réacteurs modulaires de petite taille. Le conseil est coprésidé par Michael Kratsios, conseiller principal en technologies, et David Sacks, responsable des questions d’IA et de cryptographie à la Maison-Blanche.

Un mandat consultatif, mais un champ d’action vaste

Selon Sacks, cette instance réunit une véritable constellation de talents : « Vous pouvez dire que ce groupe a plus de star power qu’aucun autre jamais constitué », a-t-il vanté dans un entretien accordé à Bloomberg.

Car oui, le PCAST n’est pas une invention trumpiste. Créé sous George Herbert Walker Bush en 1990, il s’inscrit dans la continuité d’un groupe fondé à l’époque de Franklin D. Roosevelt. Juridiquement, il obéit à un but consultatif. Son rôle n’est pas d’édicter des règles ni de contraindre les agences. Le comité étudie, collecte des données, produit des recommandations à destination du président et des services exécutifs de la Maison Blanche.

« L’objectif est de fournir à la Maison Blanche des conseils de haute qualité venant de certains des meilleurs esprits dans ces domaines de pointe », résume Sacks. En pratique, le conseil se réunira périodiquement et publiera des études et rapports qui pourront, à terme, alimenter des politiques publiques concrètes.

Le cadre national sur l’IA, priorité législative

Les chantiers annoncés couvrent un spectre large, allant de l’intelligence artificielle, aux semi-conducteurs avancés, sans oublier l’informatique quantique ou encore l’énergie nucléaire. La question de l’IA devrait toutefois figurer en haut de son agenda.

Pour cause, l’administration Trump vient de publier son National AI Framework, un document de principes élaboré conjointement par Sacks et Kratsios à partir d’un examen comparatif des législations des cinquante États américains sur cette thématique.

Parmi les thèmes prioritaires figurent la protection des enfants en ligne, la régulation des coûts énergétiques liés aux data centers — pour éviter qu’ils ne fassent grimper la facture des ménages —, la possibilité pour les entreprises d’IA de produire leur propre électricité, ainsi que la défense des droits des créateurs de contenu face à l’entraînement des modèles IA.

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